Plastiques

maléfiques

au goût amer

pour toutes les mers,

cordages en tous genres

qui flottent dans la baie,

sinuent au fond du traict,

s'échouent sur le rivage,

vous gardez pour toujours

la trace du passé

le reste d'une histoire.

Vous êtes le mépris

des hommes pour la nature.

Le vent vous a volés,

quelqu'un vous a jetés...

Abandonnés,

vous pullulez.

Vous êtes devenus

le septième continent,

et moi, tous les matins,

je vous glane sur la plage.

Mes mains se tendent et prennent

ces cadeaux non voulus.

Je suis la mère

de l'enfant barbouillé,

je suis l'enfant de cette mer aimée.

Mon geste est tout petit

mais tout plein de tendresse

pour ma mère nature.